


Le sable s’étend jusqu’à l’horizon. Territoires des gratteurs, des culs en l’air, des « pécheurs-cueilleurs », le lieu est unique et palourdes, coques, bigorneaux y ont trouvé leur écosystème. La nature est généreuse. Il faut se baisser pour l’apprécier, comme ces palourdes dégustées sitôt péchées et ces moments où l’on se retrouve ensemble au gré des discussions, pour refaire le monde, notre monde.

Pas encore rassasiée, notre joyeuse troupe de « Gois sans soif » met le cap en direction de port Bonhomme pour manger la pêche du jour et voir la mer remonter jusqu’à nos pieds. Découverte de cabanes de pécheurs délaissées avant leur destruction face à ce réchauffement et sa montée des eaux menaçant toute une ile. Des témoignages d’amitiés sur ces murs qui ont vu se rassembler les anciennes générations mais il faudra réinventer d’autres lieux pour les prochaines, à l’abri des tempêtes, loin sans doute bien plus loin et bien plus haut.
Balade rafraichissante sur le port face à l’étier du Moulin, entre coucher de soleil et quai déserté, sans le tumulte de l’été, Noirmoutier s’endort dans les bras de l’automne sous nos yeux.
Ainsi va la vie des iles, bercée par les saisons comme par les marées.




